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Bonjour,

En ce début d’année, dans le froid et la neige, les bourgeons sont endormis. Notre organisme aussi a besoin de calme, de soins et de protection pour passer l’hiver ! En attendant le printemps et son énergie de renouveau, profitez de ce ralentissement naturel et bienfaisant pour vous retrouver et nourrir votre intériorité.

En attendant les activités extérieures de découverte et de cueillette des bourgeons, je commence un nouveau cycle d’information sur la gemmothérapie et la nutrithérapie. ( voir actualités)

A très bientôt

La dormance des bourgeons

Le bourgeon est un organe végétal qui contient l’ébauche de futures feuilles ou fleurs d’une plante. La vie d’un bourgeon commence à la fin de l’été. C’est là qu’il est formé. Il fabrique des ébauches de feuilles, de branche ou de fleurs, puis son activité s’arrête. Il rentre en dormance jusqu’au printemps suivant.
En été, chaleur et ensoleillement font transpirer les feuilles. Ce phénomène est le principal moteur de la circulation de la sève dans l’arbre : lorsque l’eau s’évapore par les pores des feuilles, cela crée une dépression qui entraîne une montée de sève des racines jusqu’aux feuilles. Or à la fin de l’été, les feuilles transpirent moins car la température et la durée d’ensoleillement diminuent. La circulation est donc peu à peu ralentie et les feuilles sont de moins en moins bien irriguées.
À cela s’ajoute un arrêt du métabolisme à l’échelle moléculaire. Lorsque la température passe sous un certain seuil, les canaux cellulaires qui transportent la sève à l’intérieur des cellules du méristème du bourgeon se bouchent. Il est alors isolé de tout apport de sève. Les feuilles tombent. Les bourgeons bloquent leur croissance : l’arbre entre en « dormance ».
L’objectif est de survivre à l’hiver. En l’absence de dormance, l’arbre poursuivrait sa croissance et le gel menacerait de détruire les feuilles en formation. Il ne serait alors plus en mesure d’en former de nouvelles et risquerait la mort. L’arbre met en place toute une série de mécanismes pour contrer le froid, réparer les dégâts provoqués par le gel sur les vaisseaux transporteurs de sève et ainsi rétablir la circulation. En particulier, lorsque le mercure est proche de zéro, l’amidon stocké pendant l’été est transformé en sucre aux vertus antigel, ce qui évite aux cellules d’éclater sous l’effet du froid. Les écailles du bourgeon sont imperméables et l’air emprisonné dans ses poils le protège du froid,il peut supporter des températures inférieures à 0 degré.
Au printemps, avec l’augmentation de la température et de la luminosité, certaines hormones de la plante sont activées. Le bourgeon rentre ainsi à nouveau en action. Son méristème se réveille et recommence à fabriquer des cellules. Ses ébauches de feuilles, de plantes ou de fleurs grandissent et les écailles s’écartent pour laisser la place aux nouvelles pousses de la plante. C’est le débourrement.
Contrairement aux apparences, les arbres n’attendent pas le printemps pour se réveiller. De fait, à partir du mois de décembre, la dormance est levée et les bourgeons reprennent leur croissance, à condition que les arbres aient accumulé suffisamment de froid. Ils doivent en effet être exposés à des températures comprises entre 5 °C et 8 °C, pendant deux à six semaines minimum selon l’espèce. Sans quoi, ils resteraient en dormance et la croissance ne pourrait pas repartir. À la suite de la levée de la dormance, les canaux de transport de sève des cellules du méristème sont débouchés et les bourgeons sont à nouveau alimentés en sève. La division cellulaire reprend doucement. Autour de 10 °C, la croissance des bourgeons est en effet très lente, si bien que pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, elle demeure invisible. Pour voir éclore les bourgeons, il faut donc une accélération significative du métabolisme qui ne survient qu’en cas de hausse durable des températures moyennes, c’est-à-dire environ 20 °C pendant dix à quinze jours. Des conditions climatiques idéales réunies au printemps.
C’est le moment de la récolte des bourgeons, une énergie de renouveau qui se réveille après une longue période de mâturation.